En Quelques Mots




-IN THE DEEP, Johannes Roberts  
A quelques jours de la sortie du nouveau bébé de notre bien aimé Jaume Collet-Serrat, les squales semblent avoir à nouveau décidé de défrayer les chroniques du cinéma de genre. Et c'est cette fois autour d'une cage à requins que ce petit thriller d'isolation nous emmène, sous le prétexte d'un script classique et simpliste mais largement suffisant pour nous faire passer une bonne heure sous-marine anxiogène et plutôt bien orchestrée. Toujours sur la retenue, le cinéaste n'en fait pas trop et nous évite les trop habituelles effluves de sang low cost et les mâchoires béantes en images de synthèses. Il en ressort finalement un petit film d'ambiance plutôt efficace qui se permet même un petit twist à contre-courant des oeuvres habituelles du genre. De quoi nous contenter en attendant The Shallows.

-CHLOE, Atom Egoyan  
Un film étonnant et finalement bien loin de ce que l'on aurait pu en attendre. Une jolie évolution de personnages que nous délivrent trois têtes d'affiches qui n'ont plus grand chose à prouver. Malgré un Liam Neeson finalement peu présent, Julianne Moore et Amanda Seyfried nous emmènent sans  difficultés dans ce drame aux allures trompeuses de thriller, on accumule les questions et les doutes tout au long du métrage jusqu'au dénouement bien moins exubérant que prévu qui confirme et scelle la profonde trame dramatique du film. Rien d'inoubliable, mais rien d'honteux pour autant.

-LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES, Cedric Nicholas-Troyan  
Blanche-Neige et le Chasseur nous emmenait loin du monde enchanté de Disney rempli de couleurs et de bons sentiments, et c'est ce qui fait une nouvelle fois la force de cette préquelle-séquelle. Un conte sombre, magnifié par des décors splendides, une esthétique presque gothique, et des personnages toujours aussi attachants servis par un casting haut-de-gamme. C'est pleins de symboles, de punchlines so' Chris Hemsworthiennes, d'images qui nous émerveillent, et c'est bien suffisant. 

-HOWL, Paul Hyett  
Un film de loups-garous en huis-clos ? Une idée plutôt audacieuse mais malheureusement vite limitée par son budget restreint. L'approche extrêmement suggérée très réussie de la première partie aurait mérité d'être maintenue jusqu'à la fin. Au lieu de ça, Howl se perds vite dans des effets visuels à outrance, amenuisant vite l'ambiance qu'il était parvenu à instaurer jusque là. L'esprit old school qui se dégage du métrage conserve toutefois son charme. Un petit film de loups-garous à l'ancienne, modeste, mais loin d'être désagréable.

-DEADPOOL, Tim Miller  
Alors que la nouvelle phase de Marvel s'apprête à inonder nos écrans, Deadpool arrive et s'impose comme un véritable ovni. Brisure du quatrième mur, second degré et auto-dérision permanente, Deadpool se fout littéralement de la gueule du film de super-héros. Plein de légèreté et d'humour trash, et débordant d'idées absolument géniales, Marvel aura rarement fait aussi rafraichissant. Fun, fun, fun et bien plus encore.

-THE REVENANT, Alejandro Gonzalez Inarritu  
Un film à oscars, avec toutes les caractéristiques du film à oscars. Difficile de dire plus que tout ce qui a déjà été dit. L'esthétique est somptueuse, DiCaprio est brillant, la bande originale bluffante. Mais le film est long, très long, et se ressent parfois réellement comme une démonstration technique. Un grand film qui mérite ses récompenses oui. Mais un grand film qui nous laisse spectateur fasse à une expérience qu'on contemple plus qu'on ne la  vit.

 THE BOY, William Brent Bell  
Enfin un film de poupées qui sort des sentiers battus. Finalement plus près du thriller horrifique que du véritable film d'horreur, The Boy est une véritable surprise. C'est esthétique, c'est sombre, c'est parfaitement interprété. Et c'est surtout bien plus intelligent que ce que à quoi on pourrait s'attendre. La première et pas des moindres petite bombe horrifique de l'année 2016.

 LA CINQUIEME VAGUE, J.Blakeson  
Trop de dystopie tue la dystopie. Quoi que. La 5ème Vague fait probablement partie de ce qui se fait de mieux en la matière, ce qui n'était pourtant pas chose aisée en passant après toutes les sagas à succès de ces quelques dernières années. Chloé Moretz n'y est bien sûr pas indifférente. L'originalité du film réside notamment dans son découpage, et dans les quelques idées étrangement assez neuves qu'il propose. Plus qu'à attendre le second chapitre, avec plus d'impatience que prévu.

 CHAIR DE POULE, LE FILM, Rob Letterman  
Lorsque l'on s'attaque à une saga de livres qui a bercé notre enfance, on a pas droit à l'erreur. Rob Letterman l'a visiblement bien compris. C'est un véritable hommage qu'il offre à cette saga et c'est un véritable plaisir de le découvrir. Chair de Poule est un film génial, plein de fraîcheur et d'humour. Il fait absolument tout ce que l'on aurait pu attendre de lui : il nous replonge dans les meilleurs tomes de la saga de R.L Stine et arrive à créer quelque chose d'original et d'attachant à la fois, jusqu'au petit caméo final. Une jolie petite réussite, à la hauteur de nos attentes et même bien au-delà.

 LES DOSSIERS SECRETS DU VATICAN, Mark Neveldine  
La possession au cinéma devient un sujet de plus en plus épineux. Et cela n'a rien d'étonnant aux vues de productions aussi dramatiques. La médiocrité incarnée, la désolation, le désespoir, à tous les niveaux, définitivement. Direct To Poubelle.

 SCREAM TV SERIES, Saison 1, Episodes 1 à 6  
Une série TV dérivée d'une saga aussi populaire que Scream, il y avait de quoi faire peur. L'utilisation d'un titre aussi emblématique pour raconter une histoire qui n'a plus rien à voir avec Scream premiers du nom, il y avait de quoi faire très peur. Et finalement, ça fonctionne. Et ça fonctionne même parfaitement bien. Tous les ingrédients d'un Scream revus et corrigés pour s'adapter au format télévisuel, une jolie réussite pour l'instant.

 OUT OF THE DARK, Lluis Quilez  
Un postulat de départ plutôt intéressant et une première partie assez intrigante malheureusement gâchés par un dénouement et un dernier quart d'heure grand-guignolesque. Dommage pour les lieux de tournage colombiens originaux qui donnaient matière à faire mille fois mieux.

 JURASSIC WORLD, Colin Trevorrow  
Quel bonheur d'entendre l'inoubliable thème de John Williams dans une salle de cinéma. Une suite tout simplement bluffante, dont on ne décroche qu'une fois le générique de fin terminé.

 INSIDIOUS, CHAPITRE III, Leigh Wannel    
Après deux volets absolument géniaux, le départ de James Wan derrière la caméra se fait bel et bien ressentir. Toutefois le métrage conserve une ambiance presque à la hauteur de ses prédécesseurs et nous offre l'une des scènes les plus marquantes de la saga. Trois volets et toujours pas de crash, Insidious promettrait-elle d'être enfin une saga qui tiendra la route jusqu'à la fin ?

 BATES MOTEL, Saison 3, Saison Complète    
Une saison encore plus riche que les précédentes en surprises et en rebondissements. Série psychotique par excellence, Bates Motel se fait peu à peu une place dans le palmarès des meilleures séries de genre actuelles. Et ce n'est plus seulement grâce aux incroyables prestations de Freddie Highmore et Vera Farmiga. Les personnages secondaires se renforcent et deviennent de plus en plus attachants, la folie de Norman nous glace de plus en plus le sang, et la série nous rend de plus en plus accro malgré un final étonnamment calme. Une saison tout simplement géniale. Plus qu'à attendre la suivante.

 THE BOY NEXT DOOR, Rob Cohen  
Moins efficace qu'un Beau-Père ou qu'un Paranoïak, The Boy Next Door n'en reste pas moins un thriller divertissant et fidèle à nos attentes.

 SALEM, Saison 1, Saison Complète  
Définitivement une très belle découverte. Salem est parvenue à créer un univers qui lui est propre et qui fonctionne parfaitement bien. On apprends au fil des épisodes à connaître et à s'attacher aux personnages principaux autant que secondaires. Les enjeux sont bel et bien présents et Salem n'a pas peur des pertes pour continuer à nous tenir en haleine. Une série peu connue qui mériterait pourtant de l'être davantage.

 POURQUOI J'AI PAS MANGE MON PERE, Jamel Debouzze  
Ca aurait pu être bien pire. Debouzze ne fait finalement pas un film si bête, plutôt assez maladroit. Outre un doublage aussi éprouvant que la doublure française de Ted et une  animation visuellement plus que discutable, les sujets qu'abordent Pourquoi j'ai pas mangé mon père sont finalement bien plus utiles et cohérents que la plupart des sujets abordés dans les Disney. L'intention est louable, et malgré tous ses défauts le film se laisse suivre à peu près correctement.

 AVENGERS, L'ERE D'ULTRON, Joss Whedon  
Toujours aussi fun et efficace, et dans la continuité de son prédécesseur, Avengers n'est ni plus ni moins que le blockbuster attendu. Toujours rempli d'autodérision et d'humour, parfois même jusqu'à l'indigestion, Avengers ne nous accorde pas une minute de répis et c'est tout ce qu'on lui demande. On notera d'ailleurs une 3D un peu moins inutile que d'habitude et un premier trailer final assez énigmatique...

 SALEM, Saison 1, Episodes 1 & 2  
Esthétique, sombre et premier degré, Salem réussit à s'assumer et dépoussière pour l'instant parfaitement bien le mythe. Plus proche d'une American Horror Story Coven que d'une Charmed, la série arrive à créer son propre petit univers et ménage son intrigue et son suspense. Mature, noire et violente, Salem bouscule les tabous de son époque et promet pour le moment un bon show horrifique.

 INTERSTELLAR, Christopher Nollan  
On pensait avoir pris une claque avec Gravity, avant de voir Interstellar. Une belle leçon de science-fiction, d'astrophysique, d'interprétation, d'écriture, d'esthétisme. Une belle leçon de cinéma tout simplement. Nollan est définitivement l'un des plus grands virtuoses actuels du septième art.

 LAZARUS EFFECT, David Gelb  
Rarement un film aura aussi bien commencé pour aussi mal terminer. Si la première demi-heure est réellement intéressante, extrêmement bien filmée et plutôt très originale  pour un film de genre, le final tombe la tête la première dans le vide-ordure du genre horrifique. L'ambiance jusqu'ici très bien maîtrisée se retrouve totalement brisée par des effets spéciaux nanaresques, un what the fuck total du scénario et une grève totale et définitive d'inspiration. Tout simplement regrettable.

 CHAPPIE, Neill Blomkamp  
Il y a quelques années, Neill Blomkamp signait l'un des meilleurs films de science-fiction modernes, District 9. C'est avec les mêmes codes qu'il revient sur les écrans avec Chappie, un film de robot bien plus intelligent que la moyenne. Drôle, émouvant, original et brillamment réalisé, le cinéaste confirme son talent. Fun et touchant à la fois, une belle réussite.

 MOI, MOCHE ET MECHANT, Chris Renaud  
S'il devient rare de trouver un soupçon d'originalité dans les dessins animés de ces quelques dernières années, Moi, Moche et Méchant apporte une belle touche de fraîcheur qui ne fait pas de mal. Vraiment drôle et rafraichissant, un joli film, moins classique que la moyenne, plus que plaisant.

 BATES MOTEL, Saison 3, Episodes 1 & 2.    
Deux épisodes qui ne tardent pas à nous replonger dans l'univers effrayant et fascinant qu'a su développer Bates Motel en seulement deux saisons. La personnalité de Norman s'enrichit, l'ambiguité de ses relations se dévoile d'épisodes en épisodes. La série maintient son niveau et son rythme, à notre plus grand bonheur. Plus qu'à dévorer chaque épisode, comme toujours.

 EXISTS, Eduardo Sanchez  
Pour un found footage signé de la main du réalisateur d'un certain Projet Blair Witch, nos espoirs sur Exists tombent bien vite à l'eau. On pouvait encore pardonner l'extrême facilité de la première demi-heure, l'absence totale de scènes un tant soit peu inédites, le copier-coller parfait des scénarios basiques du found foot' en milieu hostile... Mais pas le pathétique déguisement de gorille ni les hurlements bestiaux d'attardés qui l'accompagnent. Cette chose-là précisément qui nous inquiétait autant au début du film et dont on a droit sous tous les angles, gros plans y compris. Pourquoi ne pas privilégier la suggestion lorsque le budget ne permet pas d'en décider autrement ? Pourquoi renier toute la force et la magie qui a pourtant fait la réputation de Blair Witch ? Aucune idée. Eduardo Sanchez s'est repenti et ce n'est visiblement pas la meilleure idée qu'il ait pu avoir. Dommage.

 LE HOBBIT 3, LA BATAILLE DES CINQ ARMEES, Peter Jackson  
Passé une incompréhension totale et un joli petit bide en ce qui concerne ce cher Smaug, Le Hobbit 3 clos une saga épique solide et aboutie.

 CINQUANTE NUANCES DE GREY, Sam Taylor Johnson  
Twilight au pays du sadomasochisme... C'est toujours mieux que Twilight version chaste, mais on est toujours très loin d'un film intelligent. Une esthétique irréprochable, à tous les niveaux. Malheureusement on ne pouvait pas faire grand chose avec une fanfiction pour  matériau de base. Et même si certaines scènes sont plutôt judicieusement tournées - notamment la dernière séquence SM particulièrement éprouvante et révélatrice de la psychologie des deux protagonistes - , le tout reste extrêmement niais. Difficile de critiquer une interprétation et des acteurs qui ne font qu'illustrer des personnages tels qu'ils ont été écrits. Bref, un divertissement plutôt drôle, pas toujours volontairement, et qui aura pour seul mérite d'offrir au sadomasochisme une esthétique qu'il doit rarement rencontrer.

 IT FOLLOWS, David Robert Mitchell 
Une affiche prétentieuse ? Peut-être pas tant que ça. Un film très surprenant, loin des grosses productions horrifiques habituelles. Une bande-son horriblement efficace toute droit sortie des années 80, un concept simple mais brillamment mis en scène, It Follows s'amuse avec les codes de la ghost story et enchaîne des plans plus glaçants les uns que les autres. Ajoutons au cocktail de nombreux clins d'oeil aux prédécesseurs du genre et nous obtenons un film totalement à part, une atmosphère dérangeante, comme on aimerait en voir plus souvent.

 OPEN WINDOWS, Nacho Vigalondo
Un concept plus qu'intéressant très vite desservis par son montage totalement bordélique qui nous fait décrocher du sujet très rapidement... Même Elijah Wood a déjà eu l'air plus inspiré. Trop brouillon et littéralement chiant.

 FURY, David Ayer 
Fury, un film rempli des défauts traditionnels des films de guerre habituels. Personnages stéréotypés, situations irréalistes, le film de David Ayer ne fait pas exception à la règle. Pour autant, ce dernier reste totalement immersif et se laisse suivre sans problèmes. On regrettera simplement quelques effets visuels qui tiennent plus d'un laser game que d'un véritable échange à l'arme à feu et un dénouement qui laisse trop place aux bons sentiments. Et on retiendra un Logan Lerman assez brillant, à la tête d'un casting tout aussi convainquant.

 LA DAME EN NOIR 2, L'ANGE DE LA MORT , James Watkins 
Après un premier volet magistral et terrifiant, notre Hammer d'amour nous réinvite dans la maison sinistre de La Dame en Noir, pour une suite plutôt bien construite et assez inquiétante. Si le premier volait brillait en nous clouant au siège avec une ambiance, celui-là aime plutôt les jumpscare et prends par conséquent beaucoup moins de risques. Moins efficace que son prédécesseur mais plutôt bien interprété, même si Daniel Radcliffe qui faisait toute l'identité de La Dame en Noir nous manque beaucoup. Un bon petit moment de flipp pour autant, sombre et glauque comme on les aime.

 SI JE RESTE, R.J. Cultler 
Il y a des films comme ça, que l'on regarde et que l'on ne peut pas oublier. Chloe Moretz frôle une nouvelle fois la perfection et nous emmène dans un univers bouleversant de justesse. Un drame simple, épuré, une bande-originale comme on aimerais en entendre plus souvent, et une direction d'acteurs parfaitement maîtrisée. L'une des plus belles et des plus touchantes expériences de cette année cinématographique 2014.

 GONE GIRL, David Fincher 
David Fincher nous délivre d'années en années son talent et sait se faire attendre dans les salles obscures. Et une fois de plus, on ressort de Gone Girl bluffé. Bluffé de l'écriture diaboliquement intelligente du cinéaste, bluffé de ce sens esthétique que l'on apprécie tellement chez Fincher, bluffé de la prestation d'une Rosamund Pike machiavélique. On ne se fait pas surnommer maître du thriller moderne pour rien. Comme d'habitude... Plus qu'à attendre le prochain.

 HORNS, Alexandre Aja 
Notre petit génie de l'épouvante à la française a encore frappé. Et force est de constater qu'il n'a pas perdu la moindre parcelle de son talent ni de son inspiration monstrueusement sombre. Tout ce que l'on aime. Horns s'avère finalement le film le plus surprenant de sa filmographie. Loin de ce qu'il écrit et réalise d'habitude, on plonge avec Horns dans un immense délirium toujours maitrisé et ô combien efficace. Ajoutons un Daniel Radcliffe parfait pour le rôle, une portée symbolique et poétique effroyablement géniale, il n'en fallait pas davantage. Dommage seulement que le film pousse un peu trop le bouchon sur ses quelques dernières minutes sans grande utilité scénaristique. On adore et on adhère quand même.

 ANNABELLE, John R. Leonetti 
Un pari risqué, mais un pari réussi. Le successeur de James Wan ne tombe pas dans les pièges faciles que l'on aurait pu redouter, et ne tente pas de plagier le style de son prédécesseur. Le film développe sa propre identité, et à quelques regrettables exceptions près, conserve une sobriété et une simplicité qui fait du bien. On pardonnera les quelques plans démoniaques parfaitement inutiles qui auraient gagnés à être coupés au montage, et l'on ne peut que reconnaitre l'efficacité du métrage. Annabelle méritait une préquelle digne du film qu'elle représentait, une histoire et un lien cohérent avec l'oeuvre de Wan, elle l'a amplement eu. Efficacité, esthétisme et simplicité, on en demandait pas plus.

 BALLADE ENTRE LES TOMBES, Scott Frank 
Que l'on adhère ou que l'on adhère pas, Liam Neeson est réellement conçu pour le thriller psychologique. Et même si ses rôles se ressemblent de plus en plus, ils lui collent toujours plus à la peau. Plus sombre et moins commercial qu'un Taken, Ballade entre les Tombes s'avère bien plus glauque que ce que l'on aurait pu penser. Maitrisé et toujours aussi prenant, pas besoin de réinventer le genre pour captiver son spectateur. Classique mais réussi.

  [REC] 4, Jaume Balaguero 
La surprise n'est pas à la hauteur du troisième opus, mais clôt la saga plus que convenablement. Et ce principalement grâce au nouveau cadre qui insuffle quelques excellentes idées au cinéaste : le bateau perdu en pleine mer. On n'aura finalement jamais retrouvé la terreur d'un REC premier du nom, mais le talent de Balaguero derrière sa caméra fait de ce quatrième et dernier volet un film d'horreur haletant et toujours aussi corrosif. Du REC premier degré comme on l'aime, ni plus, ni moins.

 MISCHIEF NIGHT, Richard Schenkman 
Une petite production sortie de nulle part et pourtant loin d'être aussi mauvaise que les DTV habituels. Parfois facile mais assez prenant et bien interprété pour nous faire tenir jusqu'au bout du métrage. Un home invasion modeste et plutôt inquiétant dans son genre.

 LE LABYRINTHE, Dylan O'Brien 
Les adaptations de romans adolescents dystopiques envahissent de plus en plus nos écrans et les comparaisons sont de plus en plus inévitables... Si le phénomène de mode Hunger Games commence à littéralement taper sur le système, si The Giver ne révélait qu'un immense plat esthétique, Le Labyrinthe rejoint plutôt les rangs de Divergente, un film sauvé par son rythme et surtout ses personnages. Espérons juste que les auteurs se calment sur les dystopies...

 NOS ETOILES CONTRAIRES, Josh Boone 
Nos Etoiles Contraires, il fallait tôt ou tard succomber au phénomène de mode de ces quelques derniers mois.  Malheureusement, cela n'a rien de mauvais. La maturité qu'a pris Shailene Woodley depuis Divergente et le charisme d'Ansel Elgort ne pouvait que nous attacher à ces deux personnages touchants et étonnamment sobres dans leur interprétation. On pleure tout en sachant que l'on veut nous faire pleurer, mais on pleure quand même, voilà la dure réalité du drame romantique américain. Et même s'il ne s'agit pas de la tragédie romantique de la décennie, on ressort assez bouleversé de ce petit voyage beau et triste à la fois. On attendra donc à notre plus grand désespoir le prochain phénomène de mode pour être sadique et méchant. Monde cruel.

 AMERICAN HORROR STORY, Saison 1, Episode 1 
American Horror Story, Saison 4, Episode 1. Que dire si ce n'est que l'on ne change pas une équipe qui gagne. Un premier épisode absolument génial qui promet pour cette saison un record de macabre et de malsain comme on l'aime tellement dans cette série. Une pure tuerie, comme d'habitude.


  THE WALKING DEAD, Saison 5, Episode 1 & 2 
Nous revoilà plongés dans notre série d'amour avec autant d'attrait et de passion derrière nos écrans que nos chers amis rôdeurs. Un début de saison intense, violent, et toujours aussi intriguant. Vivement lundi prochain.

 ECHO, Dave Green 
Echo, une pathétique tentative d'accouplement entre Chronicle et E.T. C'est mauvais, c'est chiant, c'est moche et c'est extrêmement mal interprété. Cruelle préadolescence. Dommage pour la très jolie affiche qui reste probablement la seule qualité du film.

 THE STRAIN, Season Finale 
The Strain, une fin de saison absolument énorme, à l'image des précédents épisodes. On assiste finalement à une première saison au scénario solide, aux intrigues toujours intéressantes, à un casting qui colle totalement à l'esprit que les ouvrages laissaient transparaître. On y ajoute la touche macabre et horrifique Del Torienne, et la recette est parfaite. Plus qu'à attendre la deuxième saison avec grande impatience.

 QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU ?, Philippe de Chauveron  
Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? Du comique à la française, plutôt rafraichissant et parfois même très drôle. Néanmoins rien qui justifie un tel succès et une exploitation aussi longue... Cinéma français, quand tu nous tiens.

 13 SINS, Daniel Stamm 
13 Sins, difficile de reconnaître la patte de Daniel Stamm dans ce métrage approximatif au concept sympa mais finalement pas si fructueux. Où est passé le cinéaste qui signait il y a quelques années son mémorable Dernier Exorcisme ? Espérons le retrouver un jour.

 THE STRAIN, Episode 9 
The Strain, plus qu'un épisode et l'on veut pourtant de moins en moins voir arriver la fin. Une série qui nous aura diaboliquement bluffé pour une première saison, une série de genre comme on les aime, une série tout simplement réussie. 

 AUX YEUX DES VIVANTS, Alexandre Bustillo & Julien Maury 
Bustillo & Maury sont définitivement un duo qui cartonne. Viscéral dans son écriture comme dans sa mise en scène, les idées toujours plus sadiques des deux cinéastes nous clouent toujours autant à notre siège. Et cela fait d'autant plus plaisir lorsque l'on voit à quel point ces derniers s'éclatent littéralement. Le cinéma de genre français n'est pas mort, et cette nouvelle oeuvre s'avère tout simplement bluffante. 

  DELIVRE-NOUS DU MAL, Scott Derrickson 
Délivre-Nous du Mal, ou le retour du brillant Scott Derrickson derrière la caméra. L'atmosphère et l'univers du métrage sont aussi uniques et novateurs que ses précédents métrages, on regrettera toutefois la surenchère des dernières minutes, les facilités du film d'exorcisme loins d'être digne du niveau auquel le cinéaste nous avait habitué. C'est regrettable, mais cela n'enlève rien à la noirceur et aux séquences purement glaçantes du métrage. On attends une nouvelle fois le suivant avec impatience. 

 MALEFIQUE, Robert Stromberg 
Un Disney porté par son esthétisme et par une Angelina Jolie tout simplement parfaite. 

 BARBECUE, Eric Lavaine 
Qui a dit que les comédies françaises faisaient mille fois plus rire il y a dix ans ? Malgré un joli petit lot d'humoristes pas des moins populaires, on ira pas au-delà de quelques sourires face à des répliques pas toujours mal écrites. Pour le reste, on se demande surtout comment un film peut tenir sur un scénario aussi maigre. On retiendra simplement la prestation étonnamment sobre d'un Dubosc que les années semblent illuminer.

 LES GARDIENS DE LA GALAXIE, James Gunn 
Une surprise de taille. Une Marvel qui semblerait d'ailleurs enfin sortir de ses univers habituels. On assiste finalement à un film agréablement léger, et à une veine humoristique géniale. Du Marvel fun, décomplexé, second degré et toujours aussi rythmé, de quoi surprendre dans le bon sens du terme.  

 CATACOMBES, John Erick Dowdle 
Du found footage certes, mais du found footage ayant le mérite de mettre en avant un univers rarement exploité. Et c'est en grande partie grâce à son intérêt purement scénaristique que le film nous emporte, nous effraie à quelques reprises, et termine sur un gigantesque délirium what the fuckien. Plutôt réussi.  

 ALL HALLOWS EVE, Damien Leone 
Un clown flippant, un concept original, une petite production modeste mais efficace. Des petites surprises indépendantes comme l'on aime en rencontrer dans le genre.

 HERCULE,Brett Ratner 
Hercule version 2014, ou la définition littérale et encyclopédique du mot arnaque.

 HOURS, Eric Heisserer 
Voilà une surprise inattendue et très touchante, un petit métrage qui fait tout son effet, justement interprêté et émouvant sans jamais devoir user de pathétisme et autre tire-larme. Un joli film, simple, modeste, et qui ne nous laisse pas de marbre.

 BLACK STORM, Steven Quale 
Un Twister moderne plutôt agréable à regarder. Prenant et assez fun grâce à un belle dose d'humour et de second degrés, on ne peut que passer un bon moment devant ce petit film catastrophe sans prétentions. Et puis il y a notre petite Laurie The Walking Deadienne que l'on est plus que contents de revoir. 

 LUCY, Luc Besson 
Ou du Besson dans toute sa splendeur. Difficile de se faire un avis réellement objectif tant le métrage nous laisse sans voix. Entièrement positivement ? Peut-être pas. Si le film est finalement tout ce qu'il manquait à Transcendance, toute cette profondeur qui avait été laissée sur le carreau, tout ça n'est-il pas simplement trop ? Trop de surenchère qui n'anéantis finalement juste pas le concept du film ? L'intelligence et le culot de Besson se laisse peut-être dépasser par ses moyens. Le résultat est étrange, étonnant et frustrant à la fois. On retiendra tout de même l'immense prestation de Scarlett Johansson qui se complait dans l'ovni cinématographique ces derniers mois.

 MISTER BABADOOK, Jennifer Kent 
On s'attendait à quelque chose de léché et très moderne, et on se retrouve avec un véritable ovni rendant hommage au cinéma horrifique de l'époque, dans une ambiance et une esthétique singulière et réellement effrayante. Aucun jump-scare, pas le moindre effet numérique à l'horizon, de l'horreur à l'ancienne qui nous prends au tripe et s'amuse sadiquement avec nos peurs d'enfance. Juste wahou.

 LA PLANETE DES SINGES, L'AFFRONTEMENT, Matt Reeves 
On était loin d'imaginer la claque que cette suite pourrait nous réserver. Et pourtant, c'est une réussite bien au-delà de ce que l'on attendait que le cinéaste nous livre. Intelligent, sombre, rempli de rebondissements et de tension qui nous cloue littéralement à notre fauteuil. Tout simplement immense.

  

 THE PURGE, Chapitre II, James DeMonaco 
Une suite assez opportuniste dont on attendait pas grand chose si ce n'est rien. Et pourtant, la surprise est là et de taille. Si le premier volet brillait sur son ambiance home invasion et sur la trame de son concept, il est cette fois exploité bien plus profondément. Bien plus expressément. Les intrigues croisées fonctionnent parfaitement bien et on se rends enfin compte de la définition concrète de cette Purge. Un regard social encore plus intéressant que son prédécesseur, pour un film de genre qui déménage bien au-delà de ce que l'on attendait. 

 THE STRAIN, Saison 1, Episode 2. 
Une série toujours aussi prometteuse qui s'enfonce encore un peu plus dans l'univers si sombre de la trilogie littéraire. On en retiendra une fidélité presque irréprochable et quelques scènes totalement brillantes telles qu'on pourrait en voir dans les meilleures productions horrifiques sur grand écran. 

 CABIN FEVER, Eli Roth 
Un délire morbide 100% Eli Roth gore et dérangeant à souhaits. De quoi nous donner d'autant plus envie d'attendre son prochain bébé tout aussi prometteur.

 MA FEMME S'APPELLE MAURICE, Jean-Marie Poiré 
De l'humour what the fuck à la française comme on l'aime, un duo d'humoristes qui n'a plus à faire ses preuves. Le tout enrobé d'une mise en scène léchée à la Poiré, et nous obtenons l'une des plus géniales comédies françaises dont on ne se lassera sûrement jamais.

 THE STRAIN, Saison 1, Episode 1. 
L'adaptation de la génialissime trilogie du duo de choc Del Toro & Chuck Hogan est une belle surprise, suffisamment fidèle à l'oeuvre originelle et en adéquation quasiment totale avec ce que les auteurs nous laissaient imaginer. On attends la suite avec impatience.

 SX TAPE, Bernard Rose 
Le found footage et les tentatives d'aventures sexuelles dans un hopital psychiatrique désaffecté ne font pas vraiment bon ménage. Passé un décor crédible et plutôt flippant, les railleries de l'héroïne profondément insupportable et les délires visuels dans lesquels le film tombe petit à petit le pousse dangereusement vers la poubelle... On retiendra juste le final, tranchant et plutôt drôle.

 THE JUNGLE, Andrew Traucki.  
Andrew Traucki nous avait habitué à de très bons films d'animaux tueurs basés sur l'isolement et le huis-clos naturel. The Jungle s'avère donc en comparaison d'une simplicité presque décevante mais arrive quand même à nous mettre mal à l'aise. Espérons plus d'efforts pour sa prochaine production. 

 THE SACRAMENT, Ti West 
Ti West est un cinéaste à suivre. C'est donc non sans certaines attentes que l'on découvre The Sacrament, dernière production en date de celui qui nous bluffait il y a quelques années grâce à son démoniaque House Of The Devil. Et la surprise est de taille. The Sacrament ré-emploie le found footage sans jamais en exploiter les facilités et arrive à nous faire peur sans le moindre artifice. Belle surprise.

 TARZAN, Reinhard Klooss 
Tarzan version 2014. Ou plutôt... Les hurlements ridicules de Tarzan et la chasse à la météorite énergétique venue d'ailleurs mais d'où ça on sais pas trop. Ou plus simplement, Avatar version homme-singe. Pourquoi tant de haine envers notre enfance ? 

 TRANSCENDANCE, Wally Pfister 
Transcendance. Si le film n'a finalement rien de transcendant, il a le mérite de poser des questions et d'éveiller une réflexion réellement fascinante qui nous poursuit tout au long du film. Deux acteurs principaux très justes et tout en sobriété, pour un scénario passionnant et novateur qui s'égare quelquefois à l'écran dans une surenchère visuelle dont il n'avait pas besoin. Plus de profondeur et moins d'artifices auraient pu nous marquer davantage.

 LA BELLE ET LA BETE, Christopher Gans 
La Belle et la Bête version 2014. Christopher Gans a fait du chemin depuis Silent Hill... Et force est de constater qu'une légère marche-arrière ne serait pas de refus. C'est magnifique, c'est coloré, c'est un joli petit festival de l'esthétisme, mais c'est malheureusement tout. Et ce n'est pas l'insupportable Léa Seydoux qui fera pencher la balance du bon côté. Long et impersonnel, un film en demi-teinte loin d'être passionnant.

 PENNY DREADFULL, Saison 1, Episode 1 
Un premier épisode qui donne parfaitement le ton. Une Eva Green envoûtante pour un scénario qui arrive à nous intriguer dés le premier quart d'heure. Une esthétique, une ambiance, et une déjà très belle identité pour la série.  Nos séries horrifiques nous étonnent vraiment beaucoup tant par leur quantité que par leurs qualités ces derniers temps, et on en redemande encore encore et encore.

 LA HORDE, Benjamin Rocher 
La petite réussite de Benjamin Rocher ne pouvait que nous donner envie de se replonger dans sa Horde, un film à l'esprit et à la qualité comparable à celui de Goal Of The Dead. Du badass à la française, voilà un cinéaste à suivre de très près.

 GOAL OF THE DEAD, Benjamin Rocher 
De la comédie horrifique française qui n'a pour une fois rien à envier à ses consoeurs outre-atlantique. C'est fun, c'est esthétique, c'est rythmé, c'est tout simplement réussi. Goal Of The Dead est une immense surprise pleine de caractère qui ne lésine ni sur l'humour ni sur les ingrédients nécessaire au parfait petit film de genre second degré. On est finalement pas si mauvais.

 ROSEMARY'S BABY, Mini-Série 
Rosemary's Baby made in 2014, premier épisode. Une relecture moderne pour l'instant très convainquante du film de Polanski, très justement interprêtée. De quoi donner envie de dévorer très vite la suite.

 EDGE OF TOMOROW, Doug Liman 
Une SF divertissante et plutôt bien pensée, des aliens un peu plus originaux que la moyenne, et un Tom Cruise qui pour une fois ne joue pas seulement du Tom Cruise. De quoi nous combler largement pendant deux heures que l'on ne voit pas passer. 

 WOLF CREEK II, Greg McLean 
Une suite fidèle en tout point à son prédécesseur. Wolf Creek ne s'attardait pas bien longtemps sur la personnalité des protagonistes, préférant largement les torturer sur fond de dénonciation sociale. Mais cela fonctionnait parfaitement bien, et cela fonctionne toujours. Un survival sauce Road Movie qui arrive à nous clouer à notre siège, et même à nous attacher assez étonnamment à l'un des personnages. Une suite trash, sadique, gore, mais réussie.

 CLOCHETTE ET LA FEE PIRATE, Peggy Holmes 
Dans la lignée de l'opus précédent. Toujours rien d'extra-ordinnaire ni de révolutionnaire au royaume des fées made in Disney, mais une petite douceur fraîche et toujours agréable dans ce vilain monde de brutes. Ni plus, ni moins.

 LES SORCIERES DE ZUGARRAMURDI, Alex De La Iglesia 
Un énorme spectacle macabre et délirant. C'est fin, c'est fun, c'est esthétique, c'est juste brillant. Alex De La Iglesia nous embarque dans sa folie et dans son univers dont on ne décroche qu'au générique de fin.

 GODZILLA, Gareth Edwards 
Godzilla, version 2014. Difficile d'attendre d'un film de monstres... plus qu'un film de monstres. Et à ce titre, nous sommes plus que servis. Visuellement bluffant, Godzilla se savoure comme une petite friandise d'effets spéciaux qui nous collent littéralement au siège. Tant pis pour les clichés et la généreuse couche de patriotisme qui les enrobent. On en prends plein la vue et c'est tout ce qui compte.

   

 WELCOME TO NEW YORK, Abel Ferrara 
Welcome to New York, putassier et vulgaire à souhait. Probablement très réaliste sur l'affaire, mais malheureusement trop mauvais techniquement pour parvenir au coup de buzz escompté. Le film aurait sans doute eu sa chance s'il n'avait pas pris tant parti sur l'affaire qu'il relate. Trop grossier et bien trop mensonger pour y accorder le moindre crédit, Abel Ferrara n'arrive finalement qu'à filmer du cul et des plans peu ragoûtant d'un Depardieu qui inspire autant de mépris que le personnage qu'il incarne. Echec et mat.

 ROBOCOP, José Padilha 
Ca fighte et ça blockbuste. Un divertissement sympa et agréable.

 SALEM, Saison 1, Episode 1. 
Les sorcières ont la côte en ce moment, et ça leur réussi plutôt bien. Même si l'on est loin d'un casting American Horror Storyen, c'est avec un épisode plutôt prometteur que Salem fait ses premiers pas. Beaucoup de personnages  et d'informations d'un coup pour une introduction, mais une ambiance et un style bien dark comme on les aime. On dévorera donc les deux suivants avec plaisir.

 I, FRANKENSTEIN, Stuart Beattie 
Le film où il n'y a pas de portes. Ni de scénario, d'ailleurs. Ni d'armes décentes dans les duels. Ni de rien en fait. On se contentera donc de remercier Gifi pour les maquillages particulièrement effrayants.

 THE AMAZING SPIDERMAN, Marc Webb 
Marc Webb nous en met plein la vue avec un volet bien plus bluffant que son prédécesseur. Une petite tuerie visuelle et sonore qui allie à merveille le divertissement du blockbuster et la finesse de l'écriture du film. Une nouvelle bonne surprise chez les super-héros modernes.

 DEVIL'S DUE, Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillet 
Etonnamment efficace dans une première partie exploitant plutôt bien les ressorts du found footage, mais malheureusement gâché par un final outrancier et trop grossier visuellement pour conserver la fibre réaliste du début du récit. Flippant et plutôt correctement écrit, mais vite oubliable.

 LAST DAYS OF SUMMER, Jason Reitman 
Une belle histoire dont on retiendra principalement la prestation d'une Kate Winslet toujours aussi touchante et talentueuse.

 HER, Spike Jonze 
Grandiose, beau, bouleversant. Joaquin Phoenix est l'une des plus grandes merveilles d'Hollywood et le restera probablement longtemps. De très loin la claque de l'année.

 LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, SAGA 
Gollum est définitivement l'un des plus mignons, l'un des plus attachants, et l'un des plus craquants personnage du cinéma. Fanatisme quand tu nous tiens.

 DIVERGENTE, Neil Burger 
On aurait pu s'attendre à un énième produit twilighteux spécial pré-pubère, et finalement… Non. Largement moins cul-cul que prévu, assez intelligemment construit et doté de personnages plutôt sympathiques et charismatiques à quelques exceptions près, Divergente a des qualités indéniables. Tellement qu'on attends le second volet tels des groupies hysté… Non sans une certaine forme d'impatience.

 NOE, Daren Aronofsky 
Un Aronofsky plus qu'étrangement parti qui s'avère finalement la claque attendue. Et ce ne sont pas les hurlements des religieux indignés par la fidélité ou non du métrage au grand livre sacré qui y changeront quoi que ce soit. Adaptation cinématographique et illustration filmique d'une oeuvre au détail près n'ont heureusement  jamais été synonymes. En l'occurrence, Aronofsky signe un blockbuster entièrement emprunt de son talent pour la mise en scène et nous scotche littéralement à notre siège pendant plus de deux heures. Le reste, on s'en fout.

 CARRIE AU BAL DU DIABLE, Brian De Palma 
Carrie au bal du diable, l'immense coup de vieux qu'a pris l'oeuvre n'enlève définitivement rien à sa prestance de film culte. Le crescendo horrifique et psychologique dans toute sa splendeur, entièrement porté par une Sissy Spacek magistrale et inoubliable. On a plus peur mais on reste toujours autant admirateur.

 ATTACK THE BLOCK, Joe Cornish 
De l'humour anglais en mode caill'ra, cela fonctionne. Un joli lot de répliques hilarantes pour un film décalé et volontairement barré. C'est fun, c'est con, mais c'est surtout très drôle.

 DISTRICT 9, Neil Blomkamp 
Toujours et définitivement un très grand film de science-fiction. Une grande claque vouée à être culte si ce n'est pas déjà le cas.

 CLOSED CIRCUIT, John Crowley 
Closed Circuit, idéal en cas de rupture de stock de Valium dans notre armoire à pharmacie.

 THE WALKING DEAD, Season Finale 
The Walking Dead, Season Finale. Entre soulagement et dépression, notre  coeur balance. Plus qu'à accélérer le temps jusqu'au mois d'octobre.

 CE SOIR JE VAIS TUER L'ASSASSIN DE MON FILS, Pierre Aknine 
Les français brillent rarement à la télévision, et c'est une remarquable exception que nous livrent un Jean-Paul Rouve et une Audrey Lamy tout simplement méconnaissables. Un beau moment sur TF1, oui, parfois, ça existe.

 OPEN GRAVE, Gonzalo Lopez-Gallego 
Après la froideur d'un survival corrosif et une macabre virée dans l'espace, Gonzalo Lopez-Gallego nous livre un film de genre surprenant et abouti. Plus qu'à attendre le prochain.
 DARK TOUCH, Marina De Van 
Dark Touch, un film loin de la banalité que ses premiers extraits laissaient présager, abordant un sujet particulièrement difficile à mettre en scène, et pourtant intelligemment traité. Si l'on avait pu échapper aux malheureux clichés dont l'histoire n'avait pas le moins du monde besoin, la réussite aurait pu être totale.

 BATES MOTEL, OPENING SEASON 
Bates Motel, un retour fracassant pour une série qui évolue de mieux en mieux. Maturité et sobriété alliée à la noirceur du scénario et à la justesse du casting  offrent à Norman Bates une biographie digne du personnage. On en redemande.

 CELLULAIRE, David R. Ellis 
Cellular, un thriller bas de gamme mais suffisamment divertissant pour passer un bon moment.

 DESTINATION FINALE, Pentalogie 
Une franchise horrifique toujours aussi agréable et divertissante même sur la durée. De l'originalité, du suspense et plein de fun et de second degré sur la fin de saga, une valeur sûre.

 NON STOP, Jaume Collet Serra 
Non Stop, moins ambitieux et surtout moins brillant qu'Esther, Jaume Collet-Serra prouve tout de même son talent certain en matière de mise en scène. Classique mais très bien conçu, de quoi nous tenir en haleine du début à la fin.

 WE ARE WHAT WE ARE, Jim Mickle 
Ou le cannibalisme traité dans la plus pure des sobriétés. De l'ambiance, du glauque, des acteurs particulièrement impliqués et une singularité étonnante en font une surprise de taille de cette année 2014.

 SUPERCONDRIAQUE, Dany Boon 
Une comédie française loin du fou rire de l'année mais  toujours divertissante grâce à deux des acteurs comiques français les plus agréables des studios actuels. Un bon moment et quelques passages assez drôles, comme nous y ont  si bien habitués Boon et Merad.

 EL CUERPO, Oriol Paulo 
El Cuerpo, une nouvelle preuve de l'incontestable don espagnol en matière de film de genre. Un thriller horrifique sombre, délicieusement mis en scène, et prenant d'un bout à l'autre. L'une des meilleures surprises de ce début d'année 2014.

 DALLAS BUYERS CLUB, Jean-Marc Vallée 
Un grand film porté par la prestation de deux acteurs incroyables, qui s'impliquent une nouvelle fois sans aucunes limites dans leurs rôles pourtant sombres et difficiles. Un film utile, un film bénéfique, un film qui nous apprends, qui nous choque, et qui nous marque.

 HAUTE-TENSION, Alexandre Aja 
Définitivement le chef d'oeuvre le plus abouti de la filmographie d'Alexandre Aja. Un grand réalisateur, une mise en scène viscérale, et une direction d'acteur purement hallucinante. Maïween aura au moins brillé une fois devant la caméra pendant qu'Aja confirme une nouvelle fois son titre de français le plus sadique et le plus doué du cinéma de genre moderne.

A LL IS LOST, J.C Chander 
All Is Lost. A choisir, on se faisait moins chier devant Open Water. Et ce n'est visiblement pas Redford qui nous contredira.

 THE WALKING DEAD 
The Walking Dead, fin de la trêve hivernale la plus longue et la plus sadique que la série ait connu. Après un huitième épisode propice à l'infarctus et à la crise de nerfs, on se replonge enfin dans ce bain qui nous a rendu tellement accro. Et l'on meurt d'impatience de voir la suite, comme d'habitude. Plus qu'une série, une vraie dose d'héro.

 AMERICAN HORROR STORY, Saison 3. 
Une saison largement à la hauteur des deux précédentes, toujours aussi riche, toujours aussi merveilleusement interprétée. On déplorera seulement un final pas assez fou, pas suffisamment surprenant, une légère déception que les précédents épisodes nous feront toutefois vite oublier. Plus qu'à attendre le quatrième chapitre de l'anthologie avec toujours autant d'impatience. American Horror Story s'avère une fois de plus la petite merveille horrifique à ne pas rater, et le demeurera probablement encore longtemps.

 PRISONERS, Denis Villeneuve 
Prisoners, deux heures et demi de grand cinéma. Extrême justesse et grande sobriété sont définitivement les ingrédients idéaux du thriller dramatique abouti. Un casting bouleversant et une atmosphère presque Eastwoodienne font de Prisoners l'un des meilleurs films de l'année 2013.

 PARANORMAL ACTIVITY, THE MARKED ONES, Christopher Landon 
Un opus assez décevant sur l'aspect mythologique de la saga, peu généreux en ambiance, qui ne nous réserve finalement que quelques jumpscares plus ou moins efficaces. La saga tente de se renouveler, malheureusement pas dans le bon sens.

 SCARY MOVIE 5, Malcolm D 
Une suite qui vit assez mal le départ de l'héroïne principale des premiers opus. Plus proche des parodies horrifiques du moment que du réel esprit  Scary Movien auquel la saga nous avait habitué. Fun et oubliable.

 MONSTRES ACADEMY, Dan Scanlon 
Une animation Pixarienne toujours aussi splendide pour une préquelle rafraichissante. Un joli retour pour nos monstres colorés et tellement  attachants.

 MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, LE COMMENCEMENT, Jonathan Liebesman  
Le retour aux sources particulièrement brillant d'un mythe du cinéma de genre. Les années ont pour une fois fait le plus grand bien à notre croquemitaine à la tronçonneuse. 

 UNBORN, David S. Goyer 
Déjà terminé et déjà oublié. De bonnes idées et un scénario pourtant pas des moins intéressants n'arriveront pas à sauver le métrage de ses clichés et autres séquences roboratives qui tournent presque à la parodie. Rien d'étonnant avec cette affiche pathétiquement racoleuse.

 EVIL DEAD, Fede Alvarez 
Evil Dead version 2013. Toujours aussi brillant, toujours aussi glauque, toujours aussi esthétique, toujours aussi énorme. Visuellement somptueux, artistiquement orgasmique. S'il ne faut retenir qu'un film de genre en cette fin d'année 2013, c'est celui-là.

 THE WARD, John Carpenter 
The Ward, John Carpenter reste et demeure un maître en matière de direction d'acteurs. Et le twist final plutôt bluffant n'enlève rien à cette petite production horrifique surprenante et bien pensée.

 CARRIE, LA VENGEANCE, Kimberly Peirce 
Trop de surenchère dans le dernier quart d'heure de métrage n'enlèvent heureusement rien au talent de Chloé Moretz qui succède parfaitement à une Sissy Spacek pourtant inoubliable. 

 OBLIVION, Joseph Kosinski 
Trop d'anticipation tue l'anticipation.

 THE WALKING DEAD, Saison 4, Episode 8. 
Un final de mi saison absolument, horriblement, définitivement énorme. The Walking Dead dans toute sa splendeur, certainement l'épisode le plus percutant et le plus bouleversant d'une série qui sans aucuns doutes ira loin.

 LES STROUMPFS II, Raja Gosnell 
Le niveau ne s'est pas nécessairement accru depuis le premier opus mais la fraicheur et la légèreté du film assure un retour en enfance pas des plus désagréables.

 PERCY JACKSON, LA MER DES MONSTRES, Thor Freudenthal 
Une suite techniquement toujours aussi médiocre, maigrement rattrapée par un casting sympathique et des péripéties  plus ou moins originales. Pour une saga littéraire à succès, la déception reste malheureusement au rendez-vous.

 PERCY JACKSON, LE VOLEUR DE FOUDRE, Chris Colombus 
Percy Jackson, un film sauvé de justesse par sa petite bande de personnages sympathiques, malheureusement détériorée par une esthétique absente, un scénario sans grandes surprises et des effets visuels assez désespérants. Loin, très loin des Narnia, Harry Potter et autres Hunger Games.

 KICK ASS 2, Jeff Wadlow 
Une suite toujours plus crash, toujours plus badass, mais toujours aussi attachante.

 PACIFIC RIM, Guillermo Del Toro 
Pacific Rim, un blockbuster agréable et visuellement percutant, malheureusement bien loin de l'univers du génie Guillermo Del Toro.


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