What the fuck. Voilà les premiers mots qu'inspire La Cabane dans les Bois. Difficile même d'y mettre des mots, tant le film est littéralement hallucinant. Le slogan nous l'annonçait, on croyait connaître l'histoire, on pensait connaître la fin, et pour cause. La Cabane dans les Bois rassemble avec talent tous les ingrédients du film d'horreur typique et prévisible. Une maison perdue au fin fond des bois, un groupe de jeunes tous plus stéréotypés les uns que les autres, l'arrêt crucial dans la petite station-service douteuse, la visite du lieu macabre dévoilant peu à peu de des pièces secrètes et autres éléments du décor toujours plus inquiétants. Non nous ne sommes pas dans Massacre à la Tronçonneuse, Evil Dead ni même dans un Vendredi 13, mais bel et bien dans cette Cabane dans les Bois, qui s'apparentait initialement à un énième slasher-survival dans lequel nos très chers protagonistes promettaient de se faire tuer, décapiter, broyer, poignarder, réduire en miettes, en somme envoyer gaiement au cimetière par tous les tortionnaires et monstruosités possibles et imaginables. Mais c'est uniquement ce que l'on croyait. Car la Cabane dans les Bois est en réalité loin, très loin de ce que l'on pouvait s'imaginer. Impossible d'en dire davantage sans spoiler le scénario du film, ce qui serait pour une fois d'ailleurs pur sacrilège. La Cabane dans les Bois est un film à découvrir et savourer pour le plaisir de la surprise de taille qu'il cache. Tout ce que l'on peut dire, c'est que la surprise s'avère être des plus déjantées. Les amateurs d'humour noir, de second degré, de prises de recul et d'auto-dérision sur le genre horrifique sont très généreusement servis. Ce que Wes Craven commençait à faire il y a des années avec son inégalable Scream, Cabin in the Woods le fait également, puissance mille. Ici aussi, le cinéaste aime le cinéma de genre et connait ses classiques par coeur, et ça se voit. C'est donc non sans plaisir qu'il s'amuse avec tous les codes du genre, en usant et abusant des stéréotypes les plus communs et les plus faciles.
On aurait presque l'impression d'assister à la retranscription en images du parfait petit guide de survie dans un film d'horreur, tout droit sorti de la tête d'un Billy Loomis. On retiendra donc que les bimbos aux moeurs légères ne font jamais long feu, qu'il est déconseillé de partir la nuit au beau milieu d'une forêt obscure, que l'intelligence nous sauve rarement de la mort, et qu'avoir l'air d'un bon à rien n'est pas forcément toujours un défaut dans un slasher digne de ce nom. En somme, Drew Goddard adore jouer avec ses personnages, et presque autant avec ses spectateurs. Car il ne se contente pas d'un simple brin de second degré ajouté à un scénario-type, mais il crée en réalité un scénario absolument inattendu, qui aura de quoi nous laisser bouche bée. Plus le film avance et plus les tournures qu'il prends deviennent imprévues et résolument fun, la Cabane dans les Bois ne se contente donc pas de faire rire en parodiant mais c'est un vrai petit univers complètement fou qui se dresse petit à petit. Il n'y a que deux partis à prendre, l'idée du siècle ou la daube monumentale. Et pour tout partisan de film d'horreur qui se respecte, le film s'approche plus de la première que de la seconde catégorie. On a effectivement droit à un véritable petit défilé des horreurs, toujours dans un veine totalement loufoque, et totalement hallucinante. L'effet est juste bluffant, et finalement assez génial.
Tout compte fait, la Cabane dans les Bois s'avère bien plus intelligent que ce qu'il peut paraître à première vue. La limite entre véritable film horrifique et pure comédie parodique aura rarement été aussi fine. Et le spectacle vaut clairement le coup d'oeil. La Cabane dans les Bois est finalement difficilement descriptible, un OVNI du genre qui sous ses airs de teen-movie racoleur renferme en réalité une idée assez énorme, donnant lieu à un film d'horreur extraordinairement commun et hors du commun à la fois.
Tout compte fait, la Cabane dans les Bois s'avère bien plus intelligent que ce qu'il peut paraître à première vue. La limite entre véritable film horrifique et pure comédie parodique aura rarement été aussi fine. Et le spectacle vaut clairement le coup d'oeil. La Cabane dans les Bois est finalement difficilement descriptible, un OVNI du genre qui sous ses airs de teen-movie racoleur renferme en réalité une idée assez énorme, donnant lieu à un film d'horreur extraordinairement commun et hors du commun à la fois.

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