mardi 12 novembre 2013


Après les sagas cultes des années 70, voilà que la vague des remakes, préquelles, et séquelles horrifiques s'étends davantage sur les grands classiques du genre. C'est donc au tour de l'une des oeuvres les plus réputées de John Carpenter de passer par la case modernisation. Qu'en est-il du résultat ? Une préquelle nouvelle génération surprenante, dans le bon sens du terme. Certes, il était difficile, voire même impossible, de surpasser le niveau de la version originale. Et lorsque l'on s'attaque à un classique adulé par un grand nombre d'adorateurs du cinéma de Carpenter, on ne peut que s'attendre à un accueil méfiant et enclin aux critiques. 

Et même en adoptant un point de vue le plus objectif possible, la comparaison avec l'oeuvre originale est inévitable. Les effets spéciaux approximatifs des vieux films d'horreur laissent place à un joli petit lot d'effets visuels numériques qui parviennent sans mal à retourner l'estomac. Un réalisme corrosif succède donc à la magie des effets de l'époque. Toutefois l'on arrive à retrouver dans cette préquelle moderne quelques points communs avec le film de 1982. Entre autres, l'ambiance s'avère particulièrement réussie. On aurait pu s'attendre à un métrage destiné - comme une grande partie des reboots et autres remakes de films d'horreur actuels - à un public jeune, un énième teen-movie. Mais étrangement, le résultat s'avère largement plus mature que ce que l'on aurait pu redouter. Le casting n'y est d'ailleurs pas pour rien. Un petit groupe d'acteurs tous très justes et convainquants. La prestation de l'héroïne principale, incarnée par la jeune Mary Elizabeth Winstead, est peut-être la plus bluffante, et ne manque pas de nous faire penser aux performances d'une certaine Sigourney Weaver. Sobriété et justesse, ni plus ni moins que ce que l'on pouvait espérer pour une préquelle digne de ce nom. Concernant les créatures, elles s'avèrent elles aussi très réussies, et réellement impressionnantes. Le film ne les dévoile que petit à petit, laissant pendant la première heure le soin à l'imagination de faire son effet. La suggestion fonctionne donc parfaitement bien.


Plus les minutes passent, plus on découvre ces mystérieux êtres en détail, de quelques ombres furtives à des plans de plus en plus effrayants, pour finir sur un dernier quart d'heure particulièrement gore. Comme son prédécesseur, The Thing version 2011 fonctionne en crescendo, une montée d'adrénaline horrifique, et fonctionne surtout très bien. Le scénario, même si assez attendu dés le début du film, réserve quand même quelques bonnes idées, originales et bien pensées. 

En somme, une version plus que satisfaisante, qui tout en ne tombant pas dans l'imitation scolaire et sans réel intérêt de son prédécesseur, parvient à lui rendre un bel hommage, en retranscrivant une ambiance digne d'un The Thing originel. Autrement plus réussie qu'un Predators nouvelle génération.

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