Le film s'ouvre sur une introduction tranchante, qui d'emblée semble donner le ton du restant du métrage. Simplicité et réalisme, un cocktail qui s'avère détonnant. Une mère et sa fille, en panne sur une route déserte, en pleine nuit, des bruits étranges. Ces dix premières minutes d'ouverture s'avèrent particulièrement effrayantes. Mais ce n'est qu'ensuite que débute la véritable histoire de Ils. Un couple, une maison isolée, une soirée banale. On fait la connaissance de nos deux protagonistes principaux, interprétés par Olivia Bonamy, Clémentine, et Michaël Cohen, Lucas, tous deux assez crédibles et justes pour que l'on s'attache rapidement à leur petit duo de personnages. Contrairement au cliché souvent présents dans les films de genre habituels, les réalisateurs prennent le parti de créer des personnages tout droit sortis de la vie de tous les jours. Pas d'adolescents extravagants ni de famille américaine hupée, ce sont les pas d'un couple banal que l'on suit. Et cette première note de simplicité permet une identification d'autant plus importante à ces deux personnages. L'atmosphère qu'avait déjà crée l'introduction se renforce au fil des minutes à l'instant même ou le premier incident étrange se produit. Comment ne pas s'imaginer nous-même dans cette maison, à la merci d'on ne sait quoi ou d'on ne sait qui. Le réalisateur s'amuse avec nos nerfs, sans presque jamais montrer la source de ce qui nous fait autant peur. Et cette ignorance, ce questionnement incessant quant à l'identité des agresseurs, s'avère horriblement efficace. Difficile de détourner le regard de l'écran.
Le scénario suit son cours et ne se détourne jamais de son but premier, le réalisme, les situations s'enchainent et restent toutes crédibles, pas d'exagérations, ni meme d'effets qui auraient pu discréditer l'ambiance crée jusqu'ici. Car l'une des grandes particularités de Ils concerne bien cette extrême sobriété, pas de fausse hémoglobine ni de maquillages démoniaques, pas d'effet spéciaux, le film mise avant tout sur son atmosphère qui à elle-seule suffit largement à nous impressionner. Plus les minutes défilent, plus le film se fait violent, les attaques de ces mystérieux tortionnaires se font toujours plus menaçantes, et surtout, angoissantes. Mais le plus effrayant n'était pas forcément là où on l'attendais. Les dix dernières minutes de film, et plus particulièrement les quelques dernières secondes, sont de loin les plus choquantes. Et pour cause, la révélation finale de Ils fait littéralement froid dans le dos. Le dernier rebondissement, et pas des moindres, d'un spectacle réellement bouleversant.
Ils est donc bel et bien l'une des oeuvres les plus abouties que la France ait su nous livrer en matière de film d'épouvante. Un film particulièrement effrayant, et une révélation tétanisante qui ne manque pas de nous faire réfléchir, même une fois le générique terminé.



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