mardi 19 novembre 2013





Etant très attachée au cinéma d'épouvante espagnol, je voudrais vous parler d'une petite série assez peu connue dont certains épisodes avaient marqué mon esprit il y a déjà quelques mois. Pas une vraie série au sens propre du terme, mais une sorte de mini-anthologie de six métrages horrifiques indépendants, comme l'avait déjà pu être Fear Itself ou encore les Masters of Horror en Amérique. Si ces mini-films à petit budget n'ont clairement pas les moyens des longs-métrages classiques habituels, certains réservent parfois d'étonnantes surprises. C'est le cas pour quelques épisodes de ces Peliculas Para No Dormir, dont le titre faussement vendeur n'est peut-être pas si prétentieux qu'il n'y paraît.

A LOUER. Un film de Jaume Balaguero. 2007. Epouvante, Horreur.
Le premier cinéaste ayant mis du sien dans ce projet n'est autre que Jaume Balaguero, l'un des noms les plus prometteurs du cinéma d'épouvante de ces quelques dernières années. Force est de constater que des moyens réduits ne nuisent en aucun cas à l'imagination et au talent incontestable du réalisateur. Celui-ci nous plonge dans une situation pour le moins banale, la visite d'un appartement à louer par un jeune couple, qui fait par la même occasion connaissance avec la très spéciale gardienne d'immeuble. Et cette dernière ne s'avérera pas aussi accueillante que prévu. L'actrice choisie pour ce rôle est d'ailleurs particulièrement crédible, prouvant à elle seule que les psychopathes féminines auraient tendance à être encore plus effrayantes que leurs équivalents masculins. Si l'on pouvait s'attendre à un énième film d'aménagement dans une habitation hantée et démoniaque, le film prends une tournure beaucoup plus étonnante, une sorte de huis-clos horriblement réaliste et excessivement nerveux. Les rebondissements s'enchaînent, sans laisser de place à des longueurs inutiles, et tout en accordant un soin particulier à la psychologie de ses personnages principaux. Et même si le film est loin d'être parfait, même si la photographie aurait peut-être mérité un effet moins " amateur " , et même si l'ajout de flash-back réduisent quelque peu l'efficacité et le réalisme de ce qui se déroule devant nos yeux de spectateurs, A Louer reste tout de même un très bon film d'horreur, intense et surprenant.

LA CHAMBRE DU FILS. Un film d'Alex De La Iglesia. 2007. Epouvante, Horreur.
La Chambre du Fils, quand à lui, raconte également l'histoire d'un couple qui cette fois emménage dans une nouvelle maison avec un petit bébé mignon à croquer. Bébé qui va être la première cible de manifestations surnaturelles plutôt inquiétantes. Encore une fois, absolument rien de novateur ni même d'original au niveau du scénario, qui rien que sur le papier nous semblerait déjà presque obsolète. Bien sûr, on n'échappe pas non plus à la classique introduction sur le passé de la maison. A première vue, le film n'a donc pas grand chose pour plaire. Mais le film s'avère bien plus intéressant qu'il n'y parait. La raison est très simple, La Chambre du Fils réserve son lot de scènes absolument terrifiantes. Le genre de scènes qui pourraient très facilement déclencher une subite phobie des babyphones, et une envie irrépressible de rallumer la lumière si l'on avait eu la malencontreuse idée de l'éteindre au début du film. C'est donc en grande partie ces séquences relativement traumatisantes que l'on retient de cet épisode. Le très mauvais doublage français ne va malheureusement pas en la faveur des acteurs, qui s'avèrent tout de même suffisamment crédibles faute d'être charismatiques. Et même si le dénouement final part un peu trop flâner dans un univers fantastique trop irréaliste par rapport à la première partie du film, il est rassurant de constater que le film s'est suivi avec un réel intérêt, malgré un synopsis assez peu prometteur. Une montée d'adrénaline pas prête d'être oubliée.

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