Nous voilà donc devant l'un des films qui marquera très certainement cette année cinématographique 2012. Prometheus, dernière réalisation en date de l'un des maîtres du cinéma de science-fiction, Ridley Scott, s'avère en effet et comme l'on pouvait s'y attendre une réussite absolument bluffante. Ce qui était annoncé comme préquelle de la saga phare de sa carrière, est décrit par le cinéaste comme " ADN d'Alien ", intimement lié aux précédents périples dans l'espace du réalisateur. Toutefois Prometheus est aussi un film très indépendant, ne nécessitant pas forcément le visionnage de ses prédécesseurs pour être apprécié à sa juste valeur. Et sa juste valeur tient en peu de mots : Un grand film de science-fiction, comme nos salles obscures n'en avaient pas vu depuis longtemps. Ridley Scott n'a pas perdu la moindre parcelle de son talent. Au contraire même, toute son expérience accumulée derrière la caméra nous offre sûrement l'un des meilleurs titres de sa filmographie. Non content de maîtriser parfaitement bien la réalisation de son métrage, ce dernier sait s'entourer, et ce à tous les niveaux. Prometheus nous plonge dans un voyage spatial hors du commun, avec à bord du vaisseau une vingtaine de scientifiques en mission confidentielle, à la recherche d'une réponse à l'un des plus grands mystères de l'humanité. Quelles sont les origines de l'homme ? D'où et de quoi sommes-nous issus ? L'équipage de ce Prometheus semble trouver une esquisse de réponse dans l'existence d'une civilisation extra-terrestre, à des années-lumières de notre planète. Et lorsque l'immense vaisseau atterrit enfin, les plus sceptiques comme les plus fascinés des membres de l'équipage prennent peu à peu conscience du danger de cette spectaculaire et effrayante mission. Le casting s'avère d'ailleurs irréprochable, la prestation de Noomi Rapace aurait même tendance à rappeler celle d'une certaine Sigourney Weaver quelques décennies auparavant. Outre cette très belle distribution, Prometheus possède une seconde qualité indéniable : l'esthétique.
Et pour cause, des décors du vaisseau à ceux des catacombes de la planète sur laquelle il se pose, en passant par les effets spéciaux qui nous laissent littéralement bouche bée, aucun détail n'est laissé au hasard et le film révèle de véritables prouesses visuelles. La dernière demi-heure est à ce titre la plus remarquable, la plus bluffante en effets visuels, et la plus obscure, à mi-chemin entre science-fiction et horreur pure et dure. A l'image d'Alien, le simple film de science-fiction se transforme peu à peu en une épopée sinistre et horrifique, en accord parfait avec toutes les questions que le film soulève. On ne peut pas dire que Prometheus nous laisse de marbre, vu la profondeur et l'immensité des thèmes qu'il aborde. Des thèmes aussi fascinants qu'effrayants. Et comme ce cher Ridley Scott n'oublie aucune étape dans la recette d'un grand film digne de ce nom, il nous réserve un très grand lot de scènes marquantes, tant symboliquement que visuellement, à l'image de la scène finale renversante. Prometheus est donc bel et bien la claque attendue, une réelle expérience cinématographique qui mérite une vision sur grand écran, et qui finira très certainement par figurer sur la longue liste des classiques du genre, si ce n'est pas déjà le cas.

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